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La Gâchette du Maroc déclarée arme de destruction massive


 
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Le Maroc en slip

Publié le 26.09.2005
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Ce titre peut passer pour une métaphore qui décrit la mode récente chez nos jeunes marocains de se vêtir de pantalons qui laissent montrer leurs slips.

Détrompez vous chers lecteurs, mon titre n’est pas au sens figuré puisqu’il décrit des scènes de la vie quotidienne au bled qui me déshonorent en tant que citoyen, et qui montrent le Maroc nu comme s’il venait tout juste de naître. Les experts en mascara du blabla qui colonisent notre système des affaires étrangères n’ont pas l’audace de crier fort : « le Maroc coule ! » et les vautours de l’appareil sécuritaire interne enflamment leurs discours chez le grand boss pour maintenir leurs postes- et surtout leurs caisses noires- et justifier la terreur par laquelle ils gèrent la chose publique en creusant un fossé entre le gouverneur et le gouverné ou bien le percepteur et le concerné. Les symptômes de la névrose collective marocaine sont nombreux, et en guise de cadeau d’anniversaire de la gâchette du Maroc je vous raconte des histoires vraies -vachement du beldi-, et pour les diabétiques ne vous inquiétez pas car mes histoires sont sans sel et sans sucre. Elles vomissent- indigestion oblige- la souffrance crue de ceux que l’on nomme les ma requins.

L’acte de mariage : et si la conservation foncière s’en occupait ?
Une femme célibataire ne peut voyager seule au Maroc. Elle nécessite la présence d’un homme dans un Etat que les artisans du mensonge présentent comme un pays de modernité et un rempart contre l’esprit rétrograde. Mon ami intellectuel et très pieux était en train de savourer une marche paisible avec son épouse, main dans la main, devant la mosquée Hassan II de Casablanca, quand soudain jaillit d’un sentier un mokhazni en lui criant « ila bgheetee tselget seer ba3ed men hnaa » « si tu veux être impudique dégage d’ici et va ailleurs » et ensuite son camarade est venu et a tiré mon ami de sa chemise, et ce dernier allait passer la nuit aux caves d’urine en dépit du carnet de mariage qu’il a montré, peut être car sa réticence concernant le don du billet bleu fut jugée par les agents d’autorité comme un crime de lèse dirham. Maintenant, la police bleue d’intervention rapide se mêle des affaires sous sa semelle et un fils d’un commissaire s’est vu victime d’une agression de leur part quand ils lui ont piqué son portable et son argent. Je vois bien qu’ils sont « rapides » ces casques bleus du bled. Une amie s’est vue embarquer par la rafle quand elle rigolait avec son frère biologique car la sûreté nationale n’était pas sure de ce lien. Ne pas être sur n’est pas un crime mais appeler ceux qui doutent sûreté relève de l’absurde. Cette mascarade d’acte de mariage que l’on doit porter comme un vaccin doit vraiment cesser car on est la risée des nations avec l’Arabie Saoule dite. Je suis parti cet été avec ma tante au Portugal et on croyait que c’était ma femme. Au Maroc, mon oncle est parti avec sa femme et on la croyait sa maîtresse. Pourquoi ne pas faire de l’acte de mariage un titre de propriété que l’on retire de la conservation foncière ?

L’horaire continu : pas aussi continu que les gens le pensent
Je suis parti cet été chercher des documents administratifs vers une heure de l’après midi dans une administration marocaine et je n’ai trouvé personne. J’ai interrogé le gardien qui m’a dit que le staff était parti déjeuner. Tout en m’assurant qu’il y avait l’horaire continu il me dit que la bouffe devait continuer comme avant. En outre, il y avait un guichet pour les résidents marocains ailleurs mais c’était vide. Les gens sont tellement pessimistes que leur colère leur fait une galère. Moi alhamdoullah je me dis que nos responsables veulent encourager notre imagination créatrice car si les cadres administratifs étaient présents personne ne les imaginera dans un château de sable.

Tout ce qui se rassemble ne se ressemble pas : le scandale de Marjane
J’ai aimé une paire de souliers au supermarché marjane de l’ONA, boite moderne symbolisant l’ère nouvelle, et comme la paire était liée par le lien sacré du fil, je suis parti du constat qu’essayer une entité du couple suffisait. Une fois chez moi, je trouve que l’homme de la paire est un soulier de la pointure de 41 et la femme est de 40. Et on se demande encore pourquoi le divorce augmente chez nous. J’ai retourné la marchandise et on n’a pas voulu me rembourser -Marjane de Tétouan pour les curieux- qu’après cris et maux de ventre. Notre pays coule car il est fondé sur la culture de la hamza, et c’est pour cela que nos filles ne cessent de profiter au maximum de leurs bailleurs de fonds. Franchement, avez-vous rencontré une fille qui demande du thé ou du café quand elle sort avec un mec ? Elle a soudain l’envie du jus et du panaché comme si elle n’attendait que cette aubaine, et cette fille devient comme une baleine, et cette mentalité me fait vraiment de la peine car si au niveau de son régime la fille est saine, elle pense qu’elle est une reine qui ne peut mener une vie mondaine.

Le touriste du Maroc restera toujours triste : Quand le « ou » s’éclipse
J’ai pris le train de Rabat à Tanger et j’ai discuté longuement avec un iranien qui vit en Angleterre et qui est venu visiter le Maroc avec sa femme et son enfant. Le monsieur était un doctorant en histoire. Il m’a demandé pourquoi on n’avait pas un système de nettoyage au bled, car selon lui les périphériques regorgeaient de saletés. J’ai eu comme réflexe l’initiative nationale du développement humain et ce fut « facile » -faites la traduction- pour lui. Quand je lui ai demandé s’il envisageait de retourner au Maroc il m’a jeté un non catégorique. Le taux de retour avoisine le zéro et cela est du non seulement aux incompétences de nos experts de l’office du tourisme (une certaine dame qui a ruiné cet organisme stérile) mais aussi au gouffre national que je traduis comme al houfra al wataniyya. Moi je suis pragmatique car au lieu de demander aux leaders de faire du « boundif » chez nous et de nettoyer le pays- une opération qui pèse lourd sur Oualalou…mais arrêtez de me faire des clins d’oeil en me disant que notre ministre appréciera tout ce qui pèse lourd sur lui- pourquoi ne pas cibler notre clientèle ? On n’invite que les touristes qui sont sales, et de cette façon notre poubelle nationale peut passer pour un patrimoine national, et les touristes continueront de dire : o qu’il est beau ce pays !

Monsieur Alaoui Mdaghri : pas très doughri
L’ancien ministre des affaires religieuses Alaoui Mdaghri a fait un pèlerinage au mausolée de moulay Abdeslam Ben Mchich avec son secrétaire qui lui prend toujours la mallette. A la fin de la prière, l’imam avait dit deux assalamou alaikoum. A ce moment, le monsieur de la mallette s’est mis debout et lui a dit : dis moi de quelle étoile es tu tombé ? Et dans quelle école as-tu fais tes études ? Il faut dire juste un seul salamalec- salut pour les gens de TelQuel- et il a gueulé comme un dingue. L’imam fut très humble et lui a demandé pardon. Entre temps le portable dans la mallette n’arrêtait pas de sonner de façon impudique. Cette scène eut comme témoins tous les pèlerins et l’ex wahhabite du royaume garda la tête baissée en guise d’approbation. Si le secrétaire de monsieur Mdaghri parle en son nom au sanctuaire de l’un des saints les plus respectés du royaume, ne peut-on pas dire que l’homme de la mallette est aussi l’auteur des livres de notre ex-ministre ? Et si notre champ religieux était encore dans la mallette ne serait-ce pas plus sinistre ? Au lieu de parler de politique, j’allume une bougie et je souhaite aux gachetiers de ne plus être cachetiers car l’avenir est entre leurs jambes et le passé est dans les archives de Fouad- pas celui d’Amsterdam- alors il ne nous reste que l’espoir de voir le présent figurer au bal de Boubker sous le haut patronage de sa majesté Reda, et si jamais on m’appelle je répondrais : présent !

Abdelillah Bouasria | Copyright La Gâchette du Maroc
Avertissement : La Gâchette du Maroc est un magazine satirique. Les informations publiées sont souvent teintées d'humour et de dérision. Même si la satire se base sur des éléments rééls, nous l'habillons souvent d'éléments fictifs pour la caricature.

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