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Quand l’économiste fait de la politique…

Publié le 29.06.2007
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L’édito de Nadia Salah dans l’Economiste du 28 juin 2007 est un véritable caviar pour un empêcheur de tourner en rond comme Bouchta Jebli. Avec des raccourcis qui feraient jouir un moul taxi pressé, le premier quotidien économique du Maroc a prouvé qu’il était le dernier quotidien politique. Et cette affirmation est aujourd’hui taillée dans le roc !

Au Maroc, on est pourtant habitué aux mélanges des genres. Personne n’est étonné de voir un policier s’improvisant assistant social ou catcheur. Rien de surprenant de voir un avocat qui est à la fois agent immobilier (version semssar ISO 2007) et conseiller matrimonial. Et jamais personne ne pourra trouver bizarre de constater que beaucoup de journalistes sont également barmen et agents pour cheikhates. En tant que pseudo journaliste, j’en profite pour lancer un «Big up» à toute la confrérie, surtout Riri, Fifi et Loulou.
Par contre, un économiste qui veut faire de la politique internationale, on peut légitimement trouver cela chelou. On ne peut pas débiter des théories politiques à la louche, c’est un travail d’orfèvres, d’initiés. Pour vous rassurer je ne suis ni bijoutier, ni policier. Moi et la politique, on a divorcé depuis 1988. Un certain Driss, le frangin de Riri, à la fois Ministre de l’intérieur et juge, a lui même prononcé le divorce. Mais depuis le départ clandestin de Driss sur une patera sponsorisée par les pompes funèbres de Derb Moulay Cherif, les couards d’hier deviennent les effrontés d’aujourd’hui. Surtout si on parle de politique despotique…d’un pays étranger… loin, très loin pour éviter tout retour de boomerang.
Mais assez de digression, revenons à notre affaire d’éditorial politique de l’économiste. Parlons avec discrétion. Nadia pourrait nous lire et nous traiter de populiste. Avant de débiter mon analyse de texte, digne d’un collégien boutonneux, je vous invite à une pause, une mi-temps comme au football, une page de pub pour l’Economiste. C’est bon Nadia, inutile de me remercier, c’est cadeau de la maison.
Visitez l’édito : http://www.leconomiste.com/article.html?e=2512

Deux minutes après... et oui il n’en faut pas plus pour lire ce mini édito à forte concentration en conneries.

Allez, prenons l’édito par les cornes. Dès les premières phrases, une impression bizarre, un certain malaise me traverse. Je crains d’avoir trop bien compris où voulait en venir la rédac chef de l’éco.
«C’est une nouvelle à peine croyable, et pourtant elle est vraie: le quatrième producteur mondial de pétrole, l’Iran, est incapable de fournir à sa population l’essence dont elle a besoin. Ces besoins ne sont pas bien grands puisque le revenu par tête des Iraniens n’est pas très supérieur à celui du Maroc, malgré la manne des pétrodollars. »
Nadia va-t-elle le faire ?
« On comprend leur colère lorsqu’on sait que le taux de couverture énergétique (théorique) de leur pays est de 195%, quand celui du Maroc n’est que de 6%. »
Elle a sauté les deux pieds joints ! Non, non je n’insinue pas qu’elle a fumé deux joints avec les pieds ! Ne déformez pas mes propos. Elle vient tout simplement de comparer le Maroc à l’Iran. On se demande quel est l’objectif sous-jacent. On le comprendra un peu plus loin et elle met l’accent. Elle a même la délicatesse de poser la question qui tue : « Qu’est-ce que le Maroc a à voir avec ces événements, qui sont, somme toute, bien lointains ?»
En tant qu’économiste experte en politique internationale et spécialisée sur les questions iraniennes (depuis qu’elle a lu Lettres persanes de Montesquieu), elle va faire elle-même les réponses. Maligne la nana, elle ne va pas vous laisser la joie de répondre : «Aucun rapport, experte du dimanche suivante s’il vous plait !»
Pour Mme Salah, s’il y a des problèmes de carburants en Iran, c’est à cause des barbus. Pas besoin d’être prix nobel de physique pour comprendre que la pilosité à un effet inverse sur la production des raffineries de pétrole. C’est pas pour rien que Total et BP ont pris des parts dans le capital de Gillette et Wilkinson.
Nadia use et surtout abuse d’un fil directeur axé sur un anti-PJDisme primaire afin de faire peur aux Marocains. Si vous voulez continuer à rouler en 4x4 Touareg, vous n’avez pas intérêt à voter PJD. Elle a du convaincre quelques milliers d’électeurs nantis habitant Racine. Par contre pour le cireur qui a planté racine dans une berraka, l’argument fait flop. Son seul carburant c’est la colle qu’il sniffe à longueur de journée. C’est sympa le métier de journaliste, ça consiste tout simplement à vomir sur un pays en prétextant faire de la politique internationale, pour dérouler au final un peu de propagande pour la politique nationale.
C’est un exemple concret de la théorie du chaos. Une panne d’essence d’un barbu en Iran peut permettre de changer de premier ministre au Maroc. Imparable, là c’est définitif je suis K.O.

Enfin son stratagème aurait pu faire mouche si elle avait choisi un pays vraiment en panne de gouvernance comme par exemple la Côte d’Ivoire ou la Corée du Nord. Oh mais j’oubliais, ces pays sont imberbes. Pas d’islamistes à l’horizon? Même pas un bouc qui pue la chèvre ! Donc on préfère prendre l’exemple d’un pays dont le PIB par habitant est le double de celui du Maroc. Nadia affirme avec approximation « le revenu par tête des Iraniens n’est pas très supérieur à celui du Maroc». Là pour l’occaz, c’est son expertise en économie qui est à clouer au pilori. D’autres imprécisions viennent ponctuer sa démonstration niveau bac-12. L’Iran qui serait donc un pays en panne (et pas seulement d’essence) l’est devenu à cause des Ayatollah. L’embargo décrété en 1995 par les Etats-Unis, aggravé par la Loi d’Amato de 1996, n’y est évidemment pour rien. Cette nation, dont le régime politique est évidemment critiquable sur plusieurs domaines, arrive tout de même à faire mieux que le Maroc. Elle maîtrise aujourd’hui la technologie nucléaire alors que nous sommes obligés d’importer les éoliennes d’Espagne. L’Etat perse est sur le point de lancer son propre satellite sans avoir recours à des pays étrangers, alors que le seul satellite connu par nos dirigeants est Astra sur lesquels ils ont les yeux figés. El Yazghi et Abou Najat (Alias Abass El Fassi) ont même un jour demandé à des gars de Derb Ghallef s’ils ne pourraient pas lancer un satellite pour la gloire du pays. Ils leur ont même promis en échange, un voyage sur un bateau émirati baptisé Najat.
Plus sérieusement, comparer le Maroc à l’Iran, c’est tout de même fort de café ! Nana a oublié l’adage populaire : «comparaison n’est pas raison». Je peux affirmer d’un ton péremptoire, «j’ai raison et Nadia l’a perdu». Devinez quoi ?!
Pour enfoncer le clou, il suffit de rappeler qu’en 2006, l’Iran était positionné en 96ème position au classement de l’Indice de Développement Humain (IDH), alors que le Maroc est 123ème. L’éditorialiste de l’Economiste doit sûrement penser que c’est quasiment la même chose.

Au petit jeu des comparaisons boiteuses, il suffit pour un barbu marocain, appelons le Ahmed l’imam, de répondre à Nadia l’économiste : «l’Algérie est dirigée par des imberbes, elle exporte presque autant de produits hydrocarbures que l’Iran et pourtant son revenu par habitant est inférieur à celui de l’Iran. Ce pays n’arrive même pas à construire lui-même ses autoroutes, ni ses bâtiments. Quelle est l’idéologie coupable dans ce cas ? Le barbisme ? Le communisme ? Ou l’alcoolisme ? »

En étant aussi approximative, elle donne des arguments aux islamistes. Pourquoi ne pas les attaquer frontalement au lieu de faire des paraboles bancales? Pourquoi ne pas démonter leur programme politique sur des faits concrets? «A force de crier au loup, on se retrouve avec loulou, sans fifi, ni riri», dixit le grand poète qui ne veut pas disparaître, à savoir Yazghi.
Comment notre économiste peut être aussi imprécise dans une analyse aussi orientée idéologiquement? Elle essaye de manipuler le lecteur avec beaucoup d’amateurisme afin qu’il rejette l’épouvantail PJDiste.
Enfin, comment peut-elle faire une faute d’orthographe aussi grossière, sur le titre qui plus est? N’importe quel lecteur aura compris que «Démagogues» dans ce cas précis ne doit pas s’accorder au pluriel. CQFD !

Bouchta Jebli | Copyright La Gâchette du Maroc
Avertissement : La Gâchette du Maroc est un magazine satirique. Les informations publiées sont souvent teintées d'humour et de dérision. Même si la satire se base sur des éléments rééls, nous l'habillons souvent d'éléments fictifs pour la caricature.

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