Publié le 24.08.2007
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Sarko, « el presidente » de la France, aime les concepts bien markétés. Tolérance zéro, la concurrence des victimes, la non repentance, nettoyer la France au Karcher, racaille, et immigration choisie, sont les concepts ultra-médiatisés de l'ère sarko. Si les premiers ont secoué les Français, le dernier coup de griffe à l'égard de l'immigration surtout africaine, a réveillé les dociles populations africaines de leur torpeur.
Sarko c'est un peu comme Cocorico Cowboy, cette émission de divertissement présentée par Collaro dans les années 80. Il parle pour brasser l'air, faire croire aux Français qu'il a réinventé la roue. Il le dit lui même, il veut faire de la politique autrement. En effet, aucun homme politique n'a fait autant de mise en scène avec aussi peu de concret. Il brasse tellement d'air, qu'on le croirait sponsorisé par l'industrie éolienne. Les journalistes portant une perruque ont fait les frais du souffle puissant du Dieu Eole.
Tout les Français pensent que son nouveau concept d'immigration choisie est une révolution. Vous avez donc les contres (une minorité sensible aux droits humains) et les pour (les naïfs pensant qu'ainsi ils auront plus de boulot). La levée de boucliers a surtout été visible dans les pays d'émigration, notamment l'Afrique subsaharienne. Un peu de bon sens et d'analyse montre que ce concept est aussi creux que le programme politique du nouveau président.
Un peu d'histoire. L'immigration choisie n'est pas née aujourd'hui. La politique migratoire de la France a toujours été choisie et ce depuis le début du siècle dernier. Après la Deuxième Guerre Mondiale, la France a fait appel aux hommes issus des colonies pour reconstruire la France. Des agents recruteurs étaient ainsi envoyés dans les différentes régions du Maghreb et dans le reste de l'Afrique francophone pour sélectionner les spécimens les plus robustes. Ainsi chaque candidat à l'émigration devait passer une sorte de visite médicale improvisée. Le recruteur contrôlait la dentition, les mains etc... comme s'il s'apprêtait à acheter des chevaux de trait. Si ca ce n'est pas de l'immigration choisie !
Contrairement au film Indigènes, un Jamel Debbouze n'aurait jamais été recruté que ce soit dans l'armée pour libérer la France ou même après pour reconstruire cette France. Aujourd'hui encore l'immigration est choisie. C'est juste la catégorie choisie qui a changé. On ne veut plus des hommes robustes mais plutôt des cerveaux. Les robustes trouvent le bonheur dans la politique d'immigration choisie d'autres pays comme l'Espagne ou l'Italie.
On est donc pris dans un piège subtil, où on réagit à des concepts marketing qui ne sont pas nouveaux puisqu'appliqués depuis des décennies. On voit là notre manque de recul. On réagit à des déclarations, laissant passer tout ce qui se fait sous le manteau.
Après avoir été dirigée par Averell, la France est heureuse d'avoir un chef comme Joe Dalton (dixit Jamel Debbouze). Il se la joue Lucky Luke en traitant les immigrés comme des Rantanplan. Il oublie qu'à la fin, il restera tout seul... en chantant « I'm poor lonesome cow-boy ».
Bouchta Jebli | Copyright La Gâchette du Maroc
Avertissement : La Gâchette du Maroc est un magazine satirique. Les informations publiées sont souvent tintées d'humour et de dérision. Même si la satire se base sur des éléments rééls, nous l'habillons souvent d'éléments fictifs pour la caricature.
23 Juin 2008, 11:56
10 Juin 2008, 10:01
Vous avez publié un article intitulé «L'immigration a toujours été choisie» paru le «28 Aout 2007» dans le «La Gachette du Maroc» vu sur le site «http://www.lagachettedumaroc.com/article-353.html».
Il se trouve que le sujet de votre travail journalistique correspond aux thèmes défendus par le Prix Lorenzo Natali ! Ce prix, lancé par la Commission européenne récompense les journalistes engagés pour les Droits de l'Homme, la Démocratie et le Développement. Initialement dédié à la presse écrite et en ligne, le Prix Lorenzo Natali s'ouvre cette année aux journalistes de la radio et de la télévision. Il s’adresse aux journalistes qui travaillent pour les médias locaux dans l’une des cinq régions suivantes : Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie et Pacifique, Europe, Maghreb et Moyen-Orient.
Aussi, nous vous invitons à présenter votre candidature au Prix Natali 2008. Pour cela, vous pouvez :
- Soit vous inscrire directement en ligne sur le site www.prixnatali2008.eu
- Soit nous donner votre accord pour que nous vous inscrivions. Il vous faut alors nous communiquer les informations nécessaires à votre inscription comme stipulé dans le règlement du Prix Lorenzo Natali 2008. Adressez un email avec vos coordonnées complètes et celle du support qui a diffusé votre travail à Alain Bernard : nata0002@prixnatali2008.eu. Vous serez contacté dans les plus brefs délais.
Attention, vous ne pouvez présenter qu’UN article. Alors, si vous jugez qu’un autre de vos articles est plus représentatif de votre travail, vous pouvez librement le choisir lors de votre inscription.
Chaque candidat peut présenter UN travail journalistique ou Un extrait d’un travail journalistique publié/diffusé entre le 1er janvier 2007 et le 30 juin 2008.
La date limite de réception des articles est fixée au 30 juin 2008.
Les 15 lauréats pour le Prix Lorenzo Natali seront les invités d'honneur de la Commission européenne au mois de novembre 2008. Lors d’une soirée exceptionnelle qui aura lieu pendant les journées européennes du développement 2008, Louis Michel remettra les trophées et récompenses aux gagnants.
Au total, 50 000 euros de prix récompenseront les meilleurs travaux.
Nous vous remercions, Cher Journaliste, de votre participation.
PS : Veuillez pour la bonne marche de votre inscription par nos soins, remplir les informations ci-dessous.
Informations personnelles du candidat
Nom :
Prénom :
Nom d’auteur :
Au nom de (en cas de soumission en groupe) :
Nationalité :
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Code postal :
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Téléphone personnel :
Fax personnel :
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Bref parcours professionnel :
Candidature
Titre du travail journalistique soumis :
Support où le travail journalistique a été diffusé :
Nom du média :
Site Internet :
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N° du journal :
Brève description du contenu du travail journalistique, de sa diffusion et de son impact en français, anglais ou espagnol (10 lignes ou 600 signes espaces compris et double interlignage) :
Langue de rédaction du travail journalistique :
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Adresse du média :
Code postal :
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Téléphone :
Fax :
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Brève présentation du support (3 lignes maximum) :
L'immigration a toujours été choisie
Sarko, « el presidente » de la France, aime les concepts bien markétés. Tolérance zéro, la concurrence des victimes, la non repentance, nettoyer la France au Karcher, racaille, et immigration choisie, sont les concepts ultra-médiatisés de l'ère sarko. Si les premiers ont secoué les Français, le dernier coup de griffe à l'égard de l'immigration surtout africaine, a réveillé les dociles populations africaines de leur torpeur.
Sarko c'est un peu comme Cocorico Cowboy, cette émission de divertissement présentée par Collaro dans les années 80. Il parle pour brasser l'air, faire croire aux Français qu'il a réinventé la roue. Il le dit lui même, il veut faire de la politique autrement. En effet, aucun homme politique n'a fait autant de mise en scène avec aussi peu de concret. Il brasse tellement d'air, qu'on le croirait sponsorisé par l'industrie éolienne. Les journalistes portant une perruque ont fait les frais du souffle puissant du Dieu Eole.
Tout les Français pensent que son nouveau concept d'immigration choisie est une révolution. Vous avez donc les contres (une minorité sensible aux droits humains) et les pour (les naïfs pensant qu'ainsi ils auront plus de boulot). La levée de boucliers a surtout été visible dans les pays d'émigration, notamment l'Afrique subsaharienne. Un peu de bon sens et d'analyse montre que ce concept est aussi creux que le programme politique du nouveau président.
Un peu d'histoire. L'immigration choisie n'est pas née aujourd'hui. La politique migratoire de la France a toujours été choisie et ce depuis le début du siècle dernier. Après la Deuxième Guerre Mondiale, la France a fait appel aux hommes issus des colonies pour reconstruire la France. Des agents recruteurs étaient ainsi envoyés dans les différentes régions du Maghreb et dans le reste de l'Afrique francophone pour sélectionner les spécimens les plus robustes. Ainsi chaque candidat à l'émigration devait passer une sorte de visite médicale improvisée. Le recruteur contrôlait la dentition, les mains etc... comme s'il s'apprêtait à acheter des chevaux de trait. Si ca ce n'est pas de l'immigration choisie !
Contrairement au film Indigènes, un Jamel Debbouze n'aurait jamais été recruté que ce soit dans l'armée pour libérer la France ou même après pour reconstruire cette France. Aujourd'hui encore l'immigration est choisie. C'est juste la catégorie choisie qui a changé. On ne veut plus des hommes robustes mais plutôt des cerveaux. Les robustes trouvent le bonheur dans la politique d'immigration choisie d'autres pays comme l'Espagne ou l'Italie.
On est donc pris dans un piège subtil, où on réagit à des concepts marketing qui ne sont pas nouveaux puisqu'appliqués depuis des décennies. On voit là notre manque de recul. On réagit à des déclarations, laissant passer tout ce qui se fait sous le manteau.
Après avoir été dirigée par Averell, la France est heureuse d'avoir un chef comme Joe Dalton (dixit Jamel Debbouze). Il se la joue Lucky Luke en traitant les immigrés comme des Rantanplan. Il oublie qu'à la fin, il restera tout seul... en chantant « I'm poor lonesome cow-boy ».
10 Mar 2008, 20:01